fête des engrais organique et des biofertilisants : défi relevé

Défi de taille mais à cœur vaillant rien d’impossible pour la coopérative FASAM TERRE VERTE qui a tenu le défi de cette première qu’est la fete des engrais organiques et des biofertilisants.

L’ Afrique de l’Ouest, et particulièrement le Sahel, est un terrain où les vulnérabilités du système alimentaire mondial sont exposées de manière brutale. Face à la dégradation des sols et aux changements climatiques, l’agroécologie s’impose non plus comme une option, mais comme la seule voie systémique pour garantir l’autosuffisance et bâtir une véritable souveraineté alimentaire.

Au panel d’ouverture de la fête des engrais organiques et des biofertilisants à Niamey au Niger organisée par la coopérative FASAM TERRE VERTE et ses alliés en collaboration avec AFSA ( Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique ) , les panélistes ont mis l’accent sur le rôle crucial de l’agroécologie.

Réunissant producteurs, coopératives, acteurs de marchés, organisations …cette foire a été l’occasion pour les intervenants de rappeler que le Niger a connu de par le passé des alertes non négligeables appelant les autorités et la population à repenser leur système de production.

Dans un premier temps, la crise de la COVID-19 et Guerre en Ukraine.

Un des intervenants sur le live Facebook a rappelé que : « La crise de la COVID-19, puis la guerre en Ukraine, nous ont lancé une alerte rouge. Ces événements, lointains en apparence ont provoqué une flambée du prix des engrais chimiques et des céréales importées, mettant en péril la capacité d’achat des agriculteurs et l’accès à l’alimentation des populations. »

La rupture des chaînes d’approvisionnement mondiales a démontré que la sécurité alimentaire ne peut reposer sur l’importation d’intrants.

Dans un second temps, les sanctions de la CEDEAO (ECOWAS) .

Le cas spécifique des sanctions régionales imposées au Niger a servi d’exemple éloquent.

« Les récentes sanctions de la CEDEAO ont agi comme un miroir nous montrant à quel point la dépendance à l’égard de la circulation des biens et des partenaires commerciaux extérieurs peut être soudainement paralysée. Pour un État, la souveraineté alimentaire est la meilleure assurance-vie contre les blocus économiques et les crises géopolitiques. »

Ces événements majeurs ont cimenté la conviction que l’avenir agricole du Niger et de la région réside dans l’autonomie de production. L’agroécologie propose une réponse directe à cette dépendance en misant sur l’autonomisation des agriculteurs et la restauration des sols locaux.

C’est pourquoi la Fête des engrais organiques et des biofertilisants est si pertinente. Elle promeut des solutions indigènes : le compost, le fumier, les biofertilisants solides et liquides comme l’indique le promoteur , Boubacar Almoustapha

Les sols du Sahel nécessitent une régénération durable que seuls les engrais organiques et biofertilisants peuvent assurer en nourrissant le sol et en améliorant sa structure

confie Boubacar Almoustapha, administrateur de la coopérative FASAM TERRE VERTE

En outre, cette fête est suivie d’exposition où la population a été conviée sur l’ancienne place du marché du Niger à découvrir les produits agroécologiques, à s’informer et à etre sensibilisée sur une consommation responsable.

En soutenant l’agroécologie, les États du Sahel ne font pas qu’une simple politique agricole : ils investissent dans leur propre stabilité économique et sociale, transformant chaque agriculteur en acteur de la souveraineté nationale face à un monde incertain.

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