
En effet, pour un mode de production durable et équitable, l’agroécologie se présente comme le moyen le plus sur et adapté pour une transformation des systèmes alimentaires en Afrique.
En marge du forum sur les systèmes alimentaires (AFSF) à Dakar, un atelier à l’initiative de la Fondation Suisse Biovision a été organisé et a réuni banquiers, investisseurs, responsables politiques et société civile autour d’un défi central : adapter les mécanismes financiers aux réalités des entreprises agroécologiques (EAE).
« On se réjouit parce qu’on sait que le forum sur les systèmes alimentaires est un forum où se réunit beaucoup d’acteurs et de décideurs et cette année c’est la première année où l’agroécologie figure au programme officiel et il y’a plusieurs évènements qui vont traiter de l’importance de l’agroécologie et son rôle dans la transformation des systèmes alimentaires » confie Hans von Zinkernagel, chargé de projet à la Fondation Biovision au micro de nos confrères APA NEWS
En effet, plusieurs années durant, les petites et moyennes structures, ancrées dans les territoires et engagées dans des pratiques durables, peinent à accéder aux circuits traditionnels de crédit. Or, elles constituent une alternative crédible aux modèles agricoles intensifs, longtemps privilégiés par les grandes instances internationales.
« L’octroi de prêts est essentiel, mais il faut aller au-delà du crédit. Nous devons combiner financement, assistance technique et sensibilisation, pour que les agriculteurs, les entrepreneurs et les marchés comprennent l’importance de ces initiatives qui apportent des bénéfices sanitaires, économiques et environnementaux » a ajouté Hawabai Abdulla, responsable à la Banque de développement agricole de Tanzanie (TADB).
Ces genres de rencontres dont ont pris part des organisations représentantes de la société civile et du mouvement agroécologique africain comme AFSA (Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique) sont donc d’excellents moments de partages et d’apprentissages pour les acteurs de la finance afin de mieux comprendre les défis auxquels les entrepreneurs agroécologiques font face et comment le secteur de la finance peut apporter une réponse efficace et efficiente à ces défis.
« Je travaille aujourd’hui dans huit pays avec environ 300 entreprises agroécologiques. Elles améliorent les moyens de subsistance, créent des emplois, garantissent une alimentation saine et protègent l’environnement » conclue n Ruth Nabaggala de l’AFSA
Il urge donc de trouver des moyens pour soutenir ces exploitations et entrepreneurs agroécologiques qui bâtissent déjà des systèmes alimentaires durables et résilients.